[Lecture] Long Island par BOLLEN Christopher

Vie quotidienne de FLaure : Long Island par BOLLEN Christopher


Bonjour,
Un gros livre (660 pages) qui nous fait découvrir une île qui est maintenant accessible par des ponts ou tunnels en partant de Manhattan ou certaines villes de la côte.
Mais il se passe des choses étranges à l'Orient, une bourgade tout au bout de cette avancée. Des meurtres, des créatures étranges jalonnent notre lecture. Devinerez-vous le coupable avant le mot FIN ? Moi non.






Long Island par BOLLEN Christopher


(Orient)


Résumé :
Orient est une petite ville d'environ 700 habitants à la pointe de Long Island (voir la carte plus bas).

Cette bourgade est encore préservée de l'arrivée massive de New-Yorkais, artistes de surplus. Mais pour combien de temps ? Certains se battent pour éviter l'envahissement. Un comité qui a vu le jour il y a 40 ans, composé d'Autochtones, veille sur la sauvegarde des lieux.

Paul Benchley, un architecte de 46 ans, célibataire, possède une maison qu'il a héritée de ses parents depuis le décès de sa mère en juin dernier. Il propose à un jeune paumé de 19 ans, Mills Chevern, de venir l'aider à la remettre en état et de vider des vieilleries.
Beth Shepherd et son artiste de mari expatrié roumain depuis 5 ans, Gavril, ont repris la maison de la maman de Beth, Gail, veuve depuis 11 ans et pas très aimée ici. La jeune femme a du mal à se faire accepter alors qu'elle a passé toute son enfance ici.

Mais cette vie tranquille va vite devenir un cauchemar. En pleine mer, on trouve un corps. C'est un natif d'Orient, aimant bien l'alcool. Il est le gardien des propriétés à Orient. Il a toutes les clefs des demeures.
Quelque temps après c'est une créature animale difforme qui gît sur la plage. Sans doute vient-elle de l'île en face, Plum Island, abritant un centre de recherche sur les maladies animales. Un peu plus loin il y a Gardiners Island, une grande île privée, acheté aux Indiens au XVI siècle.

Comme dans tous les villages, tout le monde se connaît, s'épie, cancane. Très vite Mills est pointé du doigt, il est l'intrus qui vient d'arriver, avec un passé assez louche d'après les on-dit. C'est lui le coupable, c'est évident. Tout a commencé à son arrivée.

Tous les habitants ont quelque chose à cacher : tromperie, magouille, mensonge, alibi pas vérifiable. Ils pourraient tous être suspects, les mobiles ne manquent pas.

Beth demande l'aide de Mills pour démêler ces meurtres. Elle croit en lui et veut trouver le vrai coupable et prouver son innocence. Elle veut qu'il se sente bien chez Paul et dans son village.
Mike Gilburn, son ancien camarade de classe et policier maintenant, écoute son amie, Beth, en ne voulant pas trop lui donner d'importance.

Quel intérêt a le tueur ? Éloigner tous les habitants en créant une psychose ? Certains le pensent. D'autres se tournent vers les rancœurs de chacun vis-à-vis de leurs voisins ou leurs anciens camarades de classe.

Mon impression :

La moitié du livre est consacrée à la présentation des lieux et des personnages. Dans certains chapitres l'auteur nous aguiche avec un meurtre puis deux. Mais très vite, on retrouve la vie apparemment tranquille de la petite bourgade, Orient.

On a hâte que le livre prenne le nom de thriller. Dans la deuxième partie nous y sommes et là, la lecture est haletante. Ce huis clos est oppressant.

La description de chaque personne, les paysages, les changements de temps font que l'on se croit à leurs côtés. Ce qui veut dire que l'on ressent comme eux une certaine panique et que l'on brancherait certainement notre alarme.

J'avoue, je n'ai pas trouvé le coupable. Donc jusqu'au bout du livre, j'ai été happée.

Vous l'avez sans doute compris, j'ai été plus séduite par la deuxième partie du livre. Cela vaut le coup de persévérer. Et ce n'est pas trop difficile, malgré quelques longueurs, car l'écriture est juste.
Un livre qui me fait découvrir quelque chose (La région de Long Island), qui me tient en haleine (deuxième partie) est une lecture qui me laisse un bon souvenir.

Ce livre soulève aussi la position que l'on donne à "l'étranger" au sein d'une communauté. Sera-t-il toujours pointé du doigt ?  D'autres sujets comme l'homosexualité, le monde particulier des artistes, la venue d'un enfant, le couple, l'adultère sont soulevés. Le monde d'aujourd'hui !

Un mélange, bien dosé, de l'analyse d'une société en pleine mutation et d'une enquête policière.

J'ai bien aimé la construction du chapitre 28.


💜 8/10



Titre : Long Island (8 mars 2017)
Auteur : Christopher BOLLEN
Éditeur : Calmann-Lévy
Collection : Littérature étrangère
EAN numérique : 978-2-7021-5906-4
ISBN : 978-2-7021-5889-0
Nombre de page (papier) : 656
Traductrice : Nathalie Peronny
Prix : broché 23€ /numérique 15€99


Ce livre vous tente, vous pouvez le trouver ICI (non sponsorisé)


Merci à l'auteur, Christopher BOLLEN, à Calmann-Lévy et NetGalley pour cette proposition de lecture. Merci au Magazine LIRE (N° 455 P. 67) d'avoir attiré mon attention sur ce livre.

Vie quotidienne de FLaure : Long Island par BOLLEN Christopher


Le site de l'auteur ICI

Mots pour ce livre : 
Drame, Société, amitié, peur, délinquance, meurtre, crime, huis-clos, mœurs, suspense, trahison, préjugé, fuite,


phrases du livre (lecture numérique):
"Tuer le temps était tout un art, et Beth était devenue une meurtrière experte." (Chapitre 8)
"L'art n'est peut-être qu'un regard différent porté sur ce qui nous entoure, dit-il. Il n'est peut-être pas censé répondre à nos interrogations." (Chapitre 16)
"Son rouge à lèvres lui biffait le visage comme des feux stop d’une voiture derrière un pare-brise humide." (Chapitre 23)
"L'océan tente d'engloutir le bateau, le feu cherche à dévorer le bois, l'esprit s'attache au regret et le silence définit un paysage mieux que le son - vérités que tout cela." (Chapitre 26)
"La fascination et le dégoût de la richesse étaient deux réactions aussi étroitement liées que le désir et la haine par rapport au sexe." (Chapitre 27)



Vie quotidienne de FLaure : Long Island par BOLLEN Christopher

"... le seul à voir un corps féminin dans la forme de cet appendice terrestre étiré le long du littoral - les jambes formées par la fourche des deux plages qui s'échappent chacune d'un côté, les hanches et la poitrine dessinées par les anses rocailleuses des parcs à huîtres, le crâne éclaté entre différents quartiers de New York.” 




Pour en savoir un peu plus :
L'auteur :
Christopher Bollen (1975 à Cincinnati (Ohio)) a été rédacteur en chef de "V. Magazine" et de 2008 à 2009 du magazine "Interview".
Il signe régulièrement des critiques d'art et de littérature dans plusieurs revues.
L'auteur vit maintenant à New York

L'éditeur CALMANN-LEVY :


Vie quotidienne de FLaure : Long Island par BOLLEN Christopher



Voici comment la maison d'édition se présente :

Fondée en 1836, Calmann-Lévy est une des plus anciennes maisons d’édition françaises et a publié Balzac, Flaubert, Arthur Koestler ou encore Le Journal d'Anne Frank. Son catalogue éclectique propose aujourd'hui des auteurs tels que Michael Connelly, Donna Leon, Barbara Constantine, Donato Carrisi ou encore Malala Yousafzai (Prix Nobel de la Paix 2014) et Antony Beevor, dans des domaines aussi variés que la fiction française et étrangère, les romans policiers, les essais et les grands documents.

D'autres titres écrits par cet auteur :
"Manhattan People" (Lightning People) 2011[2016 en France]
"Long Island" 2015 [2017 en France]

La couverture :
Photo de la couverture (Photo éditeur) :
Maquette : Louise CAND, illustration : @Owen Davies


Vie quotidienne de FLaure : Long Island par BOLLEN Christopher


Le phare de Bug que l'on découvre sur la couverture est un des personnages.






Autres chroniques sur ce livre :








Et vous alors, qu'en avez-vous pensé ?







FLaure

Commentaires

  1. Merci pour ces informations, difficile de ne pas trouver le coupable, c'est assez frustrant..Bises et belle soirée

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  2. 656 pages pour un thriller, il vaut mieux que ce soit prenant...
    Merci pour la découverte !

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  3. Si la deuxième partie doit être prenante, je t'avoue que la première partie descriptive m'effraie un peu par sa longueur. Bonne journée

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